L'audace de renaître

L'audace de renaître

Benjamin Carbonne - L’échauffourée -2021- peinture acrylique - 96cmx130cm 

L’audace de renaître est un projet culturel en quatre actes

Il lie Benjamin Carbonne artiste peintre montpelliérain et les élèves de l’académie des Beaux -Arts de LVIV.

Il s’inscrit dans l’histoire qui se créée entre Benjamin Carbonne, la ville de LVIV en Ukraine, son académie et son musée des Beaux-Arts, et les personnes rencontrées lors de cette aventure. 

 

Genèse

 

En septembre 2025, Benjamin Carbonne, artiste peintre montpellierain, fait partie d’une délégation artistique française qui part exposer en Ukraine, au Musée des Beaux-arts de Lviv, dans le cadre du salon UKRAF, invité par Stéphane Delmas, via la Vie en relief. Son voyage est financé et soutenu par la Ville de Montpellier à travers les actions de la Mission Action Extérieure et Relations Internationales. Il exposera avec trois autres de ses compatriotes aux Musée des Beaux-Arts.

Benjamin Carbonne découvre un territoire en plein conflit géopolitique, où la vie continue malgré tout, et peut-être même de plus belle.

Là-bas, les images, les sons, les voix, les mots, les silences se cognent et se percutent dans sa tête.
Il revient bouleversé de ce pays en guerre et évoque une expérience humaine indescriptible, dont il ressort pétri d’humilité et de gratitude envers la vie... C’est au-delà des mots.

Une idée germe : « Créer un pont artistique entre Lviv et Montpellier, entre les jeunes artistes ukrainiens et la France, contraints par les frontières, grâce à la peinture ».

 

 

Note d’intention

 

Ce projet trouve son origine dans une rencontre. Lors de mon premier séjour à Lviv, un dialogue inédit est né entre la directrice de l’Académie des Beaux-Arts, les étudiants et moi. Un moment a particulièrement marqué ma conscience d’artiste : lorsque la directrice m’a dit, simplement, « Vous êtes utile à nos sociétés. L’art est utile. »

C’était la première fois que cette évidence, souvent répétée mais rarement incarnée, me parvenait avec une telle force. De ce choc sensible est née la volonté de poursuivre ce lien.

Revenir à Lviv signifie pour moi, retourner au plus près de ce que j’ai vécu : une énergie artistique brute, une urgence d’exister, un besoin vital de créer malgré le contexte.

Je souhaite donc repartir à LVIV dans le cadre d’une résidence qui s’articulera autour de plusieurs axes : mener des masters classes avec les étudiants de 3emes années, réaliser avec eux des performances dans la ville en partenariat avec la Musée des Beaux-arts de Lviv, et surtout continuer l’échange pour que nos histoires individuelles rejoignent l’histoire collective, où chacun écrit – ne serait-ce qu’un instant – une page nouvelle de sa propre trajectoire.

À l’issue de cette période, j’emporterai en France les œuvres des étudiants, pour les exposer à Montpellier et leur offrir une visibilité, extra-frontière. C’est pour eux une manière de garder le rêve vivant : celui de voir leur travail circuler, être vu, être reconnu.

Mais ce voyage ne s’arrêtera pas là : pour garder ouvert le pont entre Montpellier et Lviv, les œuvres seront ensuite à nouveau transportées vers l’Ukraine.

Pour garder une trace, je fais le choix d’être accompagné d’un.e réalisateur.trice pour documenter cette aventure. Son regard donnera naissance à un « film » qui témoignera de cette expérience de création partagée, et de cette conviction profonde.

« Rien n’est écrit d’avance. Une rencontre peut tout bouleverser. L’art peut, encore, relier des vies ».

Benjamin Carbonne

 

Acte I

Benjamin Carbonne - Avec un mot -2024- peinture acrylique sur bois - 21cmx15cm 

La Maison des Relations Internationales est le lieu inné pour le premier acte.

ELLE est  déjà un ailleurs où il est possible « de », où les pensées et les relations sont en mouvement. Elles créent sources d’inspiration, de connaissance, et fédérées elles coopèrent.

 

Ce premier acte-exposition, présentera au public et à aux partenaires les intentions et le déroulement du projet. 

Le parcours artistique de Benjamin Carbonne sera scénographié par l’accrochage de ses œuvres. Chacune marquant son évolution à travers ses apprentissages du corps, de l’anatomie, du corps social, de la nature morte.  

Autant de points de réflexions, de connaissances et d’acquis  qui seront le socle de sa transmission aux élèves de l’académie.

Les axes de la résidence seront présentés sous la forme d’une vidéo, où Benjamin Carbonne les développe : l’histoire de la peinture et l’évolution de ses techniques, l’influence de son environnement sur la création : le contexte, et la performance. 

Benjamin Carbonne - acryliques : Le regard  - 2019 -146*114cm / L'Obèse - 2016 - 160*130cm / 

Corps -2021 - 100*80cm / le Final  -2020 -89*116cm /  Combustion  130223 - 2023  -  130*97cm - 

Pomodoro Film: Ma rencontre avec Benjamin Carbonne  durée 9min29

Eposition et présentation du projet à la 

Maisons des Relations Internationales Nelson MANDELA 

du 5 au 19 octobre 2026 Montpellier 

Acte II

Résidence à Lviv – Master Class pour les étudiants de 3eme année - Exposition salon UKRAFT

 

Résidence articulée autour de 3 axes.

Réaliser une résidence d’une durée de 10 jours maximum à la vue du contexte actuel.

 

exposer dans le cadre du Salon UKRAFT 2027 à l’invitation de la Vie en Relief et du Musée des beaux-arts de Lviv.

 

mener des performances in situ dans la ville, en lien étroit avec le Musée des Beaux-Arts, et l’académie des beaux-arts afin de mettre en circulation le processus créatif au cœur même de l’espace urbain.

 

mener des master classes : Sa mission pédagogique auprès des étudiants des Beaux-Arts, notamment ceux de troisième année qui possèdent déjà une base technique solide, reposera sur plusieurs piliers fondamentaux :

 

  • Le dépassement de la technique : L’enseignement académique, tant en France qu'en Ukraine, se concentre souvent sur la reproduction de méthodes classiques et le respect des traditions des "grands maîtres". C’est essentiel, et après ? « Qu'est-ce que tu fais de ce qu'on t'a appris ? » Il veut leurs montrer que la technique n'est pas une fin en soi, mais un outil pour traduire leurs propres désirs et leur pensée profonde.
  • La liberté comme responsabilité : Pour Benjamin Carbonne, la liberté n'est pas un acquis, mais une responsabilité individuelle qui demande de l'audace. Il souhaite que les étudiants s'approprient leurs compétences pour « exister par eux-mêmes ».
  • L'art comme résistance en temps de guerre : Dans le contexte spécifique de l'Ukraine, il considère que l'affirmation de la liberté individuelle est d'autant plus cruciale. C'est une forme de « contre- lutte »: Par l’Art et l’expression de soi, les étudiants affirment leur humanité et leur autonomie dans un environnement où les échappatoires sont rares.
  • Bousculer l'acquis : Son but ultime est d'apporter de « l'air » et de « l'espace » en encourageant les jeunes artistes à bousculer leurs acquis. Il les incite à utiliser leur savoir non pas pour perpétuer une tradition de manière passive, mais pour transformer et bousculer la société dans laquelle ils vivent.

« Personnellement je ne sais jamais ce que je vais peindre et cela a toujours été ainsi. Ni photo ni image ni rien qui viennent me donner une direction quelconque.
Lorsque je peins, je me sers de ce dont je me rappelle et de ce que je ne sais pas : un geste en amène un autre puis un autre mais lequel ?

C’est comme des flashs de mémoire que je dois saisir dans l’instant où ils viennent, ce qui entraine un mouvement rapide et plus ou moins aléatoire de l’image qui vient.

Je souhaite amener les étudiants à bousculer leurs connaissances ; qu’ils agitent leur instinct - un laisser faire de la main, du geste, du mouvement - qu’ils peignent la « sensation » plus que la représentation.

Peindre ce que l’on ressent demande et impose un apprentissage conséquent d’où l’importance pour moi de mener ces master classes auprès des étudiants de 3eme année.

 

Benjamin Carbonne

 

Acte III

S’affranchir des frontières.

 

Exposition des œuvres des étudiants à la Maison des relations Internationales - Montpellier

 

Filmer l’accrochages des œuvres à la Maison des relations internationales de Montpellier, l’exposition, les réactions du public en s’appuyant sur la projection de la première partie du documentaire réalisé en Ukraine. 

 

Acte IV

A la fin de l’exposition, retour à Lviv avec les œuvres. 

Retrouvailles avec les protagonistes ukrainiens. Visionnage du film.


Idée aussi en parallèle de réaliser une captation VR 360 de l’exposition pour permettre lors de mon retour d’offrir aux protagonistes ukrainiens une véritable immersion, et qu’ils découvrent l’exposition comme s’ils y étaient. 

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